Six months, fourteen days.

Bonjour bonjour,

Nous sommes lundi (cet article paraitra surement mardi) et la reprise est difficile. Mon cerveau se re connecte peu à peu à la réalité, et se débarrasse des dernières petites particules de week-end (et de guiness?). Et quel week-end! Oh la la mes aïeux… Je crois bien que jamais mes week-ends n’ont été aussi festifs. London tu auras ma peau.

Comme à chaque fois que l’inspiration me manque, je fais des bilans. Oui les filles aiment faire des bilans. Enfin des listes surtout, mais comme je ne sais pas suivre les to-do list, dans lesquelles je marque d’ailleurs, « suivre la to-do list », je préfère donc faire des bilans, c’est bien plus libre et rigolo. Vous avez donc eu droit à Two months ten days, puis à la Five months list . Eh bien, maintenant voici, six mois et quatorze jour.

Vive les bilans aléatoires.

Par ou commencer…

Mon job d’au pair. (tu peux sauter ce passage si tu es un barbu qui n’aime pas les gosses, ou si le concept d’au pair ne t’inspire pas…)

moustaaache

moustaaache

Bon déjà, je tiens à préciser que je me rends compte de la chance que j’ai d’être au pair dans une famille comme la « mienne ». Franchement ça ne pouvait pas coller mieux. J’y suis bien bien bien, et les enfants m’aiment beaucoup maintenant. Découvrir Londres ou d’autres villes en tant qu’au pair c’est vraiment l’idéal. Pas de prise de tête de loyer, et autre paperasses… Bref tu passes à côté de tous les trucs compliqués. Mais bon attention tout de même à ne pas se déconnecter de tout ce qui se passe.

Au pair, c’est un peu le job que tu tentes de cacher, quand tu rencontres des gens (des mecs) cools en soirée. Surtout quand John manager comunication event blabla te demande « what do you do for a living »…Tu essayes toujours de préciser que les couches pleines de poo poo,  ne font pas partie de tes ambitions… yeah yeah marketing international yeah.

Au pair c’est un peu aussi le job sans vie sociale. Je pense que quand tu es expat, le fait d’avoir des « collègues de bureau » ou autre t’aide à reconstruire ta petite bulle sociale. C’est assez difficile de se faire des amis quand tu ne rencontres que des mamans et des papas à la sortie de l’école, ou le matin en arrivant encore endormie, alors que tu n’a toujours pas enclenché le mode bilingue… heureusement, la solitude ne m’a jamais effrayé, même si là maintenant ça commence à bien faire! Bon je vais pas faire ma pauvre chose non plus hein, j’envisage pas encore la pendaison! Au bout de six mois j’ai quand même tissé des liens, et des bons!

Les autres au pair ne sont pas mes amis. (hahaah attention paragraphe de vilaine fille). Quand je suis arrivée ici, on m’a donné une liste de contact d’autres filles placées à Londres. Alors déjà, j’ai envoyé un mail « hello je sociabilise », j’ai dû avoir deux réponses… sur une dizaine de personnes. Ce qui n’est pas plus mal, on est pas là pour se retrouver entre françaises mal-polies. Au final les seules au pair cools que j’ai croisé sont celles que j’ai rencontré pendant mes cours d’anglais. Des espagnoles et une française.

Petits bémols : mon anglais ne progresse pas très vite car je suis dans une famille bilingue, et au bout de six mois, la monotonie commence à se faire sentir.

Les français

Alors oui, y’a trop de français à Londres. Mais quand on en rencontre on est toujours contents de partager deux trois anecdotes ou bon plans. Tacler les parigots, ou se moquer des basques ça fait toujours du bien, gnark gnark!

Puis bon des fois il y a des mauvaises surprises.

Ça fait plusieurs fois que je tombe sur des français qui se la pètent. Qui ne parlent que pour t’impressionner mais qui ne te posent aucune question, qui pensent être au dessus parce qu’ils sont à Londres et qu’ils ont un bon taff ou sont dans une bonne école. Bon certes, félicitations à eux, mais un peu de modestie n’a jamais étranglé personne.

Il y a aussi les français qui n’aiment pas les français. (On aura tout vu) Et des fois j’en fais partie (haha), mais je choisi ma victime, car on ne met pas tous les oeufs dans le même panier.

Donc plus le français aura l’air lourdeau, plus la française aura l’air stupide, moins je serai friendly au final. L’autre jour une française a agressé mes tympans et ceux de ma copine en braillant de sa voix aiguë « ah mais vous êtes française???? » Moi et mon air aimable :  » oui . » Elle : « ah oui c’est vrai les français à l’étranger n’aiment pas les français. » Je lui ai répondu : « euh, non, enfin ça dépend, c’est juste qu’on était en train de parler là… » ou truc du genre.

Mais voilà ce que j’aurais du lui répondre quand elle m’a demandé si nous étions françaises : « Espèce de grande couillonne (restons soft en ce lundi difficile/se prononce avec l’accent), non je parle français sans accent mais en fait je suis biélo-Russe, c’est dingue! , De plus, t’es au Koko, soit LA boîte constamment pleine de français (et les pires en plus), et oui, le français est tellement con qu’il déteste ses propres compatriotes, voilà t’es contente??? »

Tout ça pour dire que français, anglais, espagnol ou biélo-russe, on s’en fout tant que tu reste peace… Je ne comprends pas les français londoniens anti-français, certes je préférerais aussi n’être entourée que d’anglais et ne plus entendre « putain, ça me saoule » à tous les coins de rues, mais si vraiment ça me genait, je me serais exilée ailleurs qu’à Londres. Le froggy londonien qui râle contre ses compatriotes c’est une peu le gros froggy chiant de base non? Je parle de celui qui râle réellement, pas « pour de rire » quoi. Si on est à Londres pour être loin des français, alors on a rien compris.. nan? je m’étale là… passons donc au sujet suivant qui coule de source…

Etre française 

La France à beau être en perte de popularité, on a beau être connu comme ceux qui râlent tout le temps, qui se lavent jamais… Etre française en UK reste un concept cool.

Quand tu rencontres un anglais il ne peut pas s’empêcher de te sortir les trois mots qu’il a appris à l’école (ou ailleurs) : « J’adore parler fronçais/oh la la/ vulez vu cuché avec moua ce soi’/ miam miam, c’est bon/ l’amou’/poutain/ton friend elle est mague-nifique », Ce week-end j’ai eu droit à sacrebleu, prononcé « sacréblé », par deux personnes différentes. L’expression morte depuis deux siècles. C’est toujours marrant de partager du vocabulaire. En revanche, Samedi je me suis faite gentiment tackler une bonne partie de la soirée par un australien, c’était quand même très drôle. Tous ces clichés… tellement vrais…

Etre française c’est aussi +1000 points pour draguer les anglophones, surtout quand on s’appelle Amandine. Merci mamie quoi!(même si, telle une Jean-Claude Dusse, je grille à chaque fois les semblants d’ouverture qui s’offrent à moi). Bon il est vrai qu’il faut que je répète mon prénom plusieurs fois, et ça se  finit souvent en purée d’almonds… m’enfin. J’aime l’intérêt soudain des petits British quand tu réponds « …from France », l’amorce du débat…tout ça. Bien sûr ça peut tout à fait produire l’effet contraire, tout le monde n’est pas non plus frenchy-friendly.

L’anglais facile

Six mois, et donc parfaitement pas bilingue …

Mon niveau d’anglais (compréhension, et language) varie souvent suivant la situation…

Le matin au réveil : niveau zéro, anglais ou français, à 7h du mat, je vais pas te raconter ma vie.

Avec enfants de moins de 5 ans : parfaitement ‘fluent’.

Avec des espagnols : Bon niveau agrémenté de » puedes repetir la pregunta por favor, quiero el fucking sol ».

Avec les italiens : euh… l’eye-contact suffit. (krkrkrkrkr)

Avec des purs londoniens : niveau moyen, ‘can you repeat please?’ parfois.

Avec des irlandais : niveau moyen ++. Je comprend bien.

Avec des anglais + une pinte = bon niveau

Avec des anglais qui ont bu une pinte + une pinte pour moi = bon niveau ++

Deux pintes de chaque côté = parfaitement bilingue « yeah, my name is Amazone, i come from wine country yeah, silver cost represent »

3 pintes partout, and more… = je me fais passer pour une anglaise en imitant leur accent, ils n’y voient que du feu. Les français me prennent pour une anglaise. Je suis over bavarde.

Lundi matin, lendemain de St Patrick ( et de week-end Guiness and socialising) = bon niveau, une française a mis plus de temps que d’habitude à découvrir que j’étais française. Youhou!

La st patrick, passage au Toucan. Tiny pub in soho.

La st patrick, passage au Toucan. Tiny pub in soho.

Le manque

C’est peut-être étrange mais la France ne me manque pas,hors mis la famille, les amis bien sûre et encore, des fois je me sens horrible et anormale de ne pas être plus attachées aux gens. (Mes amis tolèreront, ma famille aussi).

Une seule chose me manque beaucoup en ce moment, c’est la chaleur. Le soleil qui brûle. Je ne pensais pas que ça me manquerait autant. J’en ai même rêvé il n’y a pas si longtemps. Le vent, le sable, le sel, la Biafine, la vie quoi! Et aussi chose étrange, je ne fais que me rêver des petites tapas basques là. Je tuerai pour un plateau jambon de bayonne/brebis/confiture de cerises/gros pain de campagne/et vin! Hannnnn!!

Quand t’as bien chaud là, qu’enfin le soleil descend un peu, tu es pieds nus dans l’herbe,…Rah lalaaaaaaa!!!!!!

Late news

Kate toujours en cloque.

Harry toujours aussi gland.

J’ai découvert jeudi soir sur twitter, que la vente  des places pour Edward Sharpes and the magnetics zéros à la Somerset House en juillet, ouvrait vendredi matin. Et j’ai pris ma place!! Qui, on ne sait par quelle opération du St esprit, fait £10 de plus que le prix annoncé. Rrrrr. Anyway, vivement Juillet!

Je n’ai pas fini « Pride and Prejudice » en anglais.

Je m’occupe de mon future.

Je suis une pro des tours en Kapla.

J’ai été voir des concerts.

Je n’ai toujours pas été voir l’expo Duchamp.

The Lumineers at O2 academy Brixton.

The Lumineers at O2 academy Brixton.

Point météo (pour la famille)

Euh.. giboulés en UK= grand n’importe quoi. Mercredi dernier : pluie-grêle-soleil-neige… sympatique, au moins c’était varié. Et la semaine dernière, tellement de vent qu’on aurait pu surfer les vague de l’étang en face de chez moi. Comme dirait Nabila Bila, All… Non je déconne.

Puis là ben il pleut et on se pèle quoi, mais il y’a des jonquilles partout.

Big Fish, Tim Burton.

Big Fish, Tim Burton.

En bref tout va pour le mieux au pays des beans on toast.

Bons baisers from London à vous là-bas,

*A*

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2 réflexions sur “Six months, fourteen days.

  1. J’ai arrêté ma lecture quand j’ai vu « sacrebleu ». Parce que oui, l’ado de ma host-family me l’a sorti aussi. (et aussi parce que je suis supposée descendre manger d’une minute à l’autre >_>).
    Donc oui, je pourrais décrire chaque ligne de ton article d’une anecdote personnelle je pense, mais comme j’ai pas le temps, je te dis juste okay pour le verre et je continue ton blog après.
    Laisse moi un contact facebook ou quelque chose de plus pratique au pire. Speak soon! (<- française-pas-encore-bilingue-qui-s'la-pète).

  2. Je me suis trop marrée à la lecture de ce post parce que c’est toujours cool de découvrir les expériences d’autres expats. En tout cas, ici à Toronto c’est pareil : les Canadiens essaient toujours de sortir leur français (et ce sont exactement les mêmes phrases que les Londoniens ! Hahahaha !). Par contre, je suis Suisse et après + de 10 ans à Toronto, je dois encore et toujours leur expliquer que je suis SWISS ce qui ne signifie pas que je viens de SWEDEN ! Ils confondent sans arrêt le pays de Heidi avec celui des Vikings ! Hahahaha ! Un de ces 4, il faudra que je fasse un post sur le choc culturel Suisse-Canada ! Y a à rire !
    Bonne semaine à Londres ! 🙂

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